Maman, pourquoi tu t’énerves?

Je m’énerve ben parce que…parce que…

  • Tu ne mets pas tes chaussures quand je te le demande.
  • Tu chouines quand la robe playmobil ne s’encastre pas bien.
  • Tu ne te dépêches pas alors que je te dis depuis tout à l’heure qu’on va être en retard.
  • Tu ne veux pas dormir alors que c’est pourtant l’heure…
  • Etc…
  • Etc…

Je pense, sans me tromper, que beaucoup de personnes pourront connaître de semblables situations dans leur vie quotidienne.

Et après?

Est-ce-que je me sens mieux une fois que j’ai pu déverser toute ma colère sur elle?

Et bien non…Parce qu’après, je me dis que je n’aurai pas dû m’énerver comme ça, qu’elle n’a pas à subir cela. Je culpabilise, je m’en veux et je me dis que la prochaine fois, je ne m’énerverai pas.

Mais c’est plus fort que moi. Il y a quelque chose qui me transforme soudain en dragon tyrannique. Je n’y peux rien, il me contrôle, je ne suis plus maître de moi-même.

Et pourtant, j’en ai lu des livres et des articles qui prônent la bienveillance. Pourquoi ça ne marche pas alors?

La semaine dernière, je me suis inscrite au Webinaire de Charlotte Ducharme (fondatrice du formidable site Cool parents make happy kids) et Noëmie de Saint-Sernin (coach en développement personnel que vous pouvez retrouver sur son site ici). Finalement, je n’ai pas pu y assister en direct mais j’ai eu l’occasion de regarder le replay. Il s’intitule « J’essaye de ne pas m’énerver mais je n’y arrive pas ». Oh oh oh.

Je vais donc ici en faire un petit debrief pour celles et ceux qui ne l’auraient pas vu parce que ça vaut vraiment le coup. Je vais essayer, en même temps, de faire un parallèle avec ce qui peut se passer en moi et à la maison avec les filles. Pour information, tout ce que j’écris, ce sont mes notes, je les ai donc prises en fonction de mes besoins et cela ne reflète pas toute la conférence. De plus, certaines phrases écrites peuvent parfois être une transcription exacte de ce qui a été dit.

C’est parti!

Tout d’abord,

La colère n’est pas une fatalité.

Arrêtons de culpabiliser d’avoir honte, d’avoir peur du jugement.

Mais pour changer, il faut être capable de se remettre en question pour arrêter de déverser sur les enfants les conséquences de nos comportements.

Pour cela, Noëmie propose quatre clés.

La première, c’est la responsabilité. Nous pensons que lorsqu’on se met en colère, c’est la faute de quelqu’un (« Tu m’énerves »). On pense que la colère est le fait d’un évènement extérieur.

Mais c’est nous qui décidons la colère. C’est la réponse qu’on utilise face à une situation.  

Mais pourquoi?

Une même situation ne provoque pas le même comportement chez tout le monde: nous voyons tous le monde avec des filtres qui déforment notre vision du monde, on interprète le monde à notre façon.

Mahaut ne veut pas se brosser les dents, elle se dandine dans tous les sens sur le marche-pied, elle rigole, ça m’énerve. Cette situation peut parfois ne pas énerver le papa du tout. 

Cette interprétation est le fruit du passé. 

Les situations qui nous mettent en colère réveillent en nous une blessure. Au moment où la scène se produit, cela vient toucher en nous quelque chose. On revit une scène du passé identique à une douleur du passé.

Et derrière chaque situation, il y a besoin. Cela peut être un besoin d’écoute, un besoin d’amour, il y a plein de besoins différents.

Il faut donc prendre la responsabilité de ses besoins, ne pas attendre qu’ils soient comblés par les autres (ici par l’enfant). 

L’enfant réagit à l’agacement de l’adulte. Il sent la tension et il résiste. Les enfants sentent nos énergies, ils sont extrêmement perméables aux ambiances.

La deuxième clé, c’est l’acceptation. Il s’agit d’accepter l’apprenti en devenir que nous sommes. Nous ne serons jamais parfaits.

Accepter la colère « Ce que j’ai fait, ce n’est pas top mais je fais tout ce que je peux pour changer ». 

On peut s’excuser auprès des enfants une fois que la colère est passée. Sinon, l’enfant peut croire qu’il est mauvais, il peut se sentir responsable.

Je m’excuse auprès d’Alice et c’est vrai qu’elle est extrêmement indulgente. 

Et, on ne le répétera jamais assez: attention aux étiquettes. « Tu es maladroit », « Tu es timide ». L’enfant peut être maladroit dans une situation et pas dans une autre. Il est maladroit à un instant T.

La troisième clé, la reconnaissance. Il s’agit de reconnaître l’enfant blessé que nous avons été dans notre passé.

Attention, on ne parle pas forcément d’enfance malheureuse, d’enfance maltraitée…il peut s’agir de souffrances en apparence tout à fait anodines comme la naissance d’un frère ou d’une soeur, un dessin qu’on a montré mais que nos parents n’ont pas voulu regardé, etc…

On dit souvent que c’est du passé mais il y a toujours un enfant intérieur en nous.

Émotionnellement, c’est l’enfant en nous qui parle quand nous nous mettons en colère. 

C’est l’enfant blessé qui rejaillit. Cependant, il n’est pas nécessaire de se rappeler de son passé, d’une situation précise. On peut comprendre notre colère sans en connaître véritablement la raison car bien évidemment, on ne peut pas se souvenir de tout.

Ce qui est important, c’est que nos émotions sont le GPS de la satisfaction de nos besoins. Elles signifient: « il y a un besoin qui n’est pas comblé ».

Il y a toujours un besoin derrière nos frustrations et plus on va essayer de les combler, moins on va suréagir. 

Pour définir quels sont nos propres besoins, il faut vraiment s’interroger sur notre passé. Charlotte a donné un exemple d’une femme dans laquelle je me suis vraiment retrouvée. Dans son enfance, elle n’avait pas le droit d’exprimer ses émotions, elle entendait souvent des phrases du genre « On ne répond pas à son parent », « Tu m’écoutes et tu baisses les yeux ». Cette femme éprouvait un profond sentiment d’injustice. Cette femme me ressemble mais je ne me suis pas suffisamment introspectée pour être certaine encore de mes besoins. Ce qui est sûr, c’est que le besoin d’écoute et le besoin de justice doivent en faire partie. 

Enfin, la quatrième clé, c’est l’auto-bienveillance. On se met souvent beaucoup (trop) de pression pour être un parent formidable, on veut tout porter. On veut une maison bien rangée, des repas équilibrés, des enfants bien habillés, etc… et on oublie de penser à nous. « Les enfants passent avant nous ». Et bien non.

Si on ne se donne pas à soi ce qu’on veut donner aux autres, ça ne marchera pas.

L’amour pour soi: Si on est bien, on pourra faire du bien aux autres. 

Jusqu’au visionnage de cette vidéo, je croyais effectivement que les enfants devaient passer avec nous. J’ai tendance à combler leurs besoins avant les miens. Une différence, vraiment toute petite, entre mon mari et moi mais très révélatrice: il prépare son café avant le biberon de Mahaut tandis que moi je fais le contraire. Sûrement parce qu’il sait lui, qu’il a besoin de boire quelques gorgées de café pour ensuite être bien et agréable pour s’occuper des filles. Personnellement, j’ai tendance à croire que je suis bien quand j’ai fait tous mes « devoirs » de maman. Autant dire que j’ai du travail à faire! 

Alors, que faire pour changer?

Premièrement, il ne suffit pas « d’appliquer une méthode ». En revanche, il faut prendre conscience que notre enfant ne nous veut pas de mal. Si on pense que c’est notre enfant le problème, on ne peut pas aborder le changement.

Aucun enfant ne naît insupportable. 

Mais, si JE change, mon enfant va changer. Si on agit avec sérénité, cela se passera mieux avec l’enfant.

Pour accepter la colère de l’autre, il faut avoir une meilleure connaissance de soi.

Quelques petites questions à se poser:

  • Est-ce que mon enfant fait vraiment ça contre moi, rien que pour m’énerver?
  • Pourquoi je me mets en colère?
  • Pourquoi sa colère m’agace?

 

« Les enfants, ça ne fait pas ce qu’on dit, ça fait ce qu’on fait »

J’espère que cet article va vous aider à y voir plus clair.

Je vous encourage à aller voir les sites de Charlotte et Noëmie dont j’ai mis les liens plus haut.

Voici le lien de la vidéo-conférence si elle est encore visible: Clic

À bientôt,

*Lucie*

 

This entry was posted in Humeurs.

Jeudi matin

Il semblerait que l’été arrive et moi je fais le ménage de printemps…

Mahaut ne veut porter que des robes qui tournent et c’est ma tête qui tourne…

C’est le jour de l’été, le jour de la fête de la musique…j’aimerai bien avoir quelque chose à fêter. Demain, nous irons dans le bourg, ce sera la fête, plein de gens, de la musique (et de la bière), nous irons danser, danser l’été…

Parfois, je parle pour ne rien dire et parfois, les gens ne comprennent rien. C’est normal, je garde un secret qui m’empêche de respirer sereinement. Certains sauront certainement lire entre les lignes, les autres croiront que j’ai peut-être trop bu…

J’essaie de m’occuper, à vrai dire, j’ai énormément de choses à faire. Mais mon esprit est ailleurs et j’ai les mains qui tremblent. Parfois je regarde mes deux étoiles là-haut pour qu’elles me donnent un petit coup de main.

La journée vient de commencer, le soleil ne chauffe pas encore, la cuisine est en bordel…La machine à laver est en train de tourner, le panier de linge à repasser est en train de déborder et il y a Harry Québert qui m’attend sagement pour me raconter la fin de son histoire.

Les filles sont à l’école. Je peux faire ce que je veux. Même regarder un téléfilm mal joué au scénario ultraprévisible. La journée est à moi…jusqu’à 15h45.

 

 

 

 

 

Champagne ou rosé, c’est le destin qui va décider…

*Lucie*

This entry was posted in Humeurs.

En attendant ma prochaine vie…

En attendant ma prochaine vie dans Candy Crush, je me suis dit qu’il était temps d’écrire.

Mes derniers mots datent du 18 Février, déjà…Les éternelles excuses, toujours les mêmes, que je vais donc éviter.

Oui mais voilà, j’avais d’autres priorités cette année, chacun fait ce qu’il peut.

 

Nous allons bien. C’est vrai que nous avons eu de la chance cet hiver: les filles n’ont pas été beaucoup malades par rapport à d’autres années. On s’en sort bien.

Mahaut se plaît bien à l’école maintenant. Surtout depuis qu’elle va à la garderie avec Alice. Sa nouvelle maîtresse est arrivée: sa voix et son ton sont doux, elle parle comme une berceuse. Elle chante des chansons que mon petit frère chantait en 1991.

Nous nous faisons un peu de souci pour Alice. Elle dit qu’elle est toute seule à la récréation, que personne ne joue avec elle…et paradoxalement, elle a plein d’invitations aux anniversaires ?

 

Le quotidien est toujours fait de chamailleries, de cris et de rigolades entre soeurs.

Alice veut que l’on s’occupe d’elle. On ira toutes les deux au cinéma la semaine prochaine.

En attendant ma prochaine vie…

Belle soirée,

 

*Lucie*

This entry was posted in Humeurs.

La belle vie

Je ne suis pas exactement fan de Sacha Distel mais cette chanson « La belle vie » m’est venue tout naturellement à l’esprit en pensant à cette semaine qui s’achève…

La belle vie…

…de parents seuls à la maison.

…qui vont au restaurant.

…qui vont au cinéma.

…qui font la grasse matinée (ou presque).

…qui font exactement tout ce qu’ils veulent de leurs journées.

Donc, oui…la belle vie!

Même si…

Il m’arrivait d’entendre des cris d’enfants parfois.

Nous nous regardions au début en se disant « bon, on fait quoi maintenant ».

On avait envie de les appeler beaucoup trop souvent.

On s’inquiétait un peu trop souvent.

Elles nous manquent vraiment beaucoup.

À demain les filles.

 

Je vous souhaite un bon week-end,

*Lucie*

This entry was posted in Humeurs.

La phobie des parcs

Identifier ses craintes sans les projeter sur son enfant…

 

 

 

 

 

Il y a trois bateaux : un grand, un moyen et un petit.

Bien sûr, elle veut aller dans le grand. Parce que sa soeur y va? Parce qu’il y a un plus grand toboggan? Parce que le défi qu’il représente est irrésistible? Peu importe.

Elle va aussi dans le moyen, celui a deux gros trous (dans lesquels elle peut tomber).

La mère voit le danger qu’ils représentent. La petite fille voit toutes les possibilités d’exploration qui s’offrent à elle.

La mère a le coeur qui bat bien trop vite et l’estomac qui tourne et se retourne dans tous les sens à chaque mouvement potentiellement « dangereux », à chaque « grand » qui arrive beaucoup trop vite et qui est susceptible de la bousculer.

La petite fille aimerait peut-être que sa mère arrête de le suivre partout. Elle aimerait sans doute un peu plus de liberté dans son espace de jeu (même si elle réclame beaucoup maman).

Pourtant, la mère n’a pas peur qu’elle tombe et s’écorche les genoux. Elle pense à bien pire. Dans ce parc, comme dans d’autres, le lâcher prise n’est pas possible.

Ce parc, plus que les autres, est source d’angoisse. Tous les sens en alerte, les lumières qui clignotent une à une dans le cerveau, la mère est prête à bondir à tout moment.

Les filles s’amusent. Est-ce qu’elles ont deviné ce qui se passe? Est-ce qu’elles ressentent le stress ambiant?

Ouf, il est l’heure de rentrer.

*Lucie*

NB: Il n’y a pas de photos des bateaux, objets du symptôme.

 

This entry was posted in Humeurs.

Allo Maman Bobo

Cette nuit j’ai eu peur Maman. Alors je t’appelais, j’avais envie que tu viennes. C’est papa qui est venu mais moi je voulais maman alors je n’ai pas parlé à papa. J’ai continué à appeler maman et puis tu es enfin venue. Tu m’as demandé si j’avais fait un cauchemar, tu m’as un peu caressé la joue et fais un bisou avant d’aller te recoucher. J’ai regardé un peu les étoiles que tu avais rallumées en partant.

Et quelques temps après, des minutes, des heures, je ne sais pas moi, je t’ai rappelée Maman. Parce que j’avais encore peur ou que simplement je voulais que tu me fasses encore un bisou, un câlin, j’avais juste besoin de te voir à ce moment – là. Tu es venue. Mais tu n’étais pas comme tout à l’heure. Je ne sais pas pourquoi tu étais énervée, fâchée, j’ai vu la colère dans tes yeux mais je ne comprenais pas pourquoi. Tu m’as dit que tu étais fatiguée et que tu voulais dormir. Mais tu étais trop fâchée. Tu m’as fait pleuré parce que je n’ai pas du tout aimé la colère qui sortait de toi, c’était violent. A ce moment – là, c’est de toi que j’ai eu peur Maman. 

Je voulais seulement un peu d’amour, de tendresse dans cette période difficile que peut être la nuit. Je ne voulais pas te mettre en colère, je te voulais juste toi Maman pour que tu me rassures. 

Ton coeur de Maman a été un peu chamboulée quand tu m’as vu pleurer. Tu as voulu me faire un câlin mais je ne voulais plus. J’ai eu trop peur de ta colère, je ne voulais plus te regarder, encore moins te faire un câlin.

C’était un moment difficile pour toutes les deux. Et puis au bout de quelques minutes, je me suis laissée faire. Tu m’as expliqué que c’était l’heure de dormir, tu t’es excusée de ta colère, tu m’as fait des bisous et puis les étoiles m’ont ramenées vers le sommeil jusqu’au matin.

 

 

Si on pouvait tout effacer et revenir en arrière …

Bien à vous,

*Lucie*

 

This entry was posted in Humeurs.

Ma mamie, c’est la meilleure mamie du monde [+concours]

Nos mamies sont les meilleures mamies du monde.  Alice et Mahaut ont trois mamies : ma maman, la maman de papa et la femme de mon père.

6tag_180317-132308

Elles sont donc trois fois plus gâtées, la preuve : « Moi j’aime bien aller chez Mamie Coco parce qu’elle m’achète toujours des choses ». 

Chez mamie, on peut manger plein de yaourts de au chocolat et des bonbons, on mange des pâtes et du jambon, on boit du pshit.

Chez mamie, on peut regarder plein de dessins animés et on peut se coucher tard.

Avec mamie, on va souvent se promener et elle joue avec nous. Elle fait la secrétaire du docteur pour bébés ou chiens malades, elle répond au téléphone princesse, elle change les bébés.

Avec mamie, on va au manège et on fait plein de tours.

Quand Papa et Maman disent non, Mamie dit toujours oui.

C’est vraiment génial les mamies!

 

Alors si vous aussi, vous trouvez que votre mamie est la plus géniale, je vous vous propose de gagner ce livre de Peppa Pig  » Ma mamy ».

 

concours peppa pig

 

Pour cela, répondez en commentaire à la question suivante : « Quel article préférez – vous sur ce blog? ».

Facultatif :

  • partagez le concours (+1) et laissez le lien en commentaire.
  • abonnez-vous à ma page Facebook ou mon compte Instagram (+1) et laissez votre pseudo.
  • abonnez – vous au blog (+1) puis donnez – moi le début de votre adresse en commentaire.

 

Fin du concours  le 2 Avril à minuit.

Concours ouvert à la France métropolitaine.

Concours Terminé,

La gagnante est Fred-Steph L’aminot!

Bravo, je t’envoie un mail.

La leçon

« Maman, Papa, vous devez me parler correctement. Vous n’êtes pas obligés de me gronder ».

Alice, 4 ans et demi, Mars 2017.

winter headband (2)

Non, Alice n’est pas la fille de Catherine Gueguen ou de Isabelle Filliozat, c’est bien la mienne! Catherine et Isabelle sont ses marraines les fées qui se sont penchées sur son berceau à sa naissance. La première fée a fait un voeu : « tu auras une enfance heureuse ». La deuxième a fait un voeu : « Pour cela, tu éduqueras tes parents ».

Nous nous sommes regardés, interloqués, surpris par sa finesse et sa justesse. Du haut de ses cinq ans, elle nous donne une véritable leçon.

Cessez de crier, de me gronder pour rien, lâchez prise ! Vivez le moment présent, prenez votre temps. Vous ne pouvez pas me demander de ne pas crier et de parler correctement si vous vous ne le faîtes pas. Vous êtes mon exemple.

Non, je n’ai pas envie de ranger mes jouets parce qu’ils sont très bien par-terre. J’ai fait une farandole de poneys, je ne peux pas les ranger tout de suite sinon à quoi ça sert ce que j’ai fait?C’est mon monde, je joue donc je vis.

Arrêtez de me dire qu’il faut qu’on se dépêche, qu’on va être en retard, que l’heure tourne car je n’ai pas la notion du temps, cela ne signifie rien pour moi.

Alice a bien compris ce qu’on lui demande et nous signifie de faire la même chose. Je suis fière d’elle, de son discernement.

Sa marraine Catherine Gueguen a dit :

 » Ce ne sont pas les grands discours de morale qui transmettent ces valeurs à l’enfant, mais ce que sont et font les adultes ».

« L’enfant qui est la vie même nous apprend la joie, le plaisir de vivre ». 

 

téléchargement

 

 

Je vous souhaite une belle journée dans la joie et l’apaisement.

*Lucie*

 

 

 

 

This entry was posted in Humeurs.

J’aimerais bien avoir une maman aussi gentille

Une maman aussi gentille que Mrs Brown, qui recueille un petit ours qu’elle nomme Paddington …

6tag_290117-172041

 

6tag_310117-133126

 

6tag_310117-133213

 

Alice aimerait avoir une maman comme elle. Une maman qui parle doucement sans jamais s’énerver. Elle aimerait avoir la maman la plus gentille du monde selon ses propres mots. Mais la nature humaine a donné très peu de ce pouvoir là aux mamans. Seuls les films peuvent encore faire croire que ces mamans existent. Existe – il, vraiment, quelqu’un qui ne s’énerve jamais? Il est plus facile de se dire que non pour ne pas sombrer dans la culpabilité.

Alice rêve. Sa maman l’appelle pour dîner, de sa voix tendre et douce. Elle lui a préparé, comme tous les soirs, son repas préféré. Peu importe que cela ne soit pas équilibré, l’important est que sa fille soit heureuse et mange ce qu’elle aime. Elle espère seulement qu’elle ne deviendra pas obèse ou anémique.

Après dîner, Alice va se brosser les dents sous les conseils de sa gentille maman. Elles en ont fait un jeu et même inventé une chanson pour que le brossage dure bien trois minutes et que les dents soient bien propres. Ensuite, sa maman si prévenante lui lit une histoire, un joli livre choisi avec soin dans sa gigantesque bibliothèque. La lecture est suffisamment lente pour que les propos soient bien assimilés, elle prend un ton différent pour chaque personnage et Alice rigole quand sa maman prend une grosse voix d’ours. Si Alice souhaite lire une autre histoire, sa maman accepte, elle est si contente que sa fille s’intéresse aux livres. Alice ne se plaint pas pour aller se coucher car sa maman la borde tranquillement et lui fait d’énormes baisers d’amour pour lui souhaiter une bonne nuit après avoir mis en route une musique pour s’endormir. Sa maman ferme doucement la porte, mais pas complètement car Alice a peur du noir. Alice réclame un autre bisou et sa maman revient l’embrasser, elle sait que sa fille a besoin de beaucoup d’amour pour s’épanouir. Alice a soif. Sa maman lui amène de l’eau, dans un verre de la Reine des neiges. Alice réclame alors un dernier baiser pour finalement réussir à s’endormir.

Le lendemain matin, sa jolie maman, déjà bien apprêtée, vient réveiller Alice en lui caressant la joue. Elles vont prendre leur petit – déjeuner, fait essentiellement de chocolat sous toutes les formes. Alice va s’habiller et choisit dans son armoire une robe rose dans sa garde – robe bien remplie. Elle met ses collants roses qui vont avec et prend un serre – tête bleu. Le départ pour l’école se fait sans encombre. Il fait beau alors elles y vont à pied, profitant du chant des oiseaux et des fleurs sur le bord de la route.

Le soir, en rentrant de l’école, Alice est souvent fatiguée. Elle râle beaucoup et parle mal parfois. Mais sa maman est là pour lui rappeler que ce n’est pas bien de parler comme cela. Sans jamais élever la voix, elle lui explique calmement comment devenir une petite fille gentille et agréable. Elle laisse sa fille crier et courir partout dans la maison car elle sait que c’est un moment de jeu et que le jeu est indispensable aux enfants. Alice demande et sa maman lui donne…même quand les règles de politesse ne sont pas respectées. Elle lui fait gentiment remarquer qu’il ne faut pas oublier de dire  » s’il te plaît » et « merci » à sa maman chérie. Quand Alice tarde à répondre à une demande de sa maman, celle – ci, sans jamais hausser le ton, lui réitère sa demande « Alice, veux – tu bien s’il te plaît mon amour, venir mettre ton pyjama? ». Alice joue, sa maman le sait, c’est important pour elle. Alors, elle répète sa question dix fois s’il le faut car après tout, ce n’est pas si grave, on a toute la soirée pour se mettre en pyjama. Et ce n’est pas grave si la préparation du repas prend du retard, on est pas à cinq minutes près. Elle attend patiemment que sa fille vienne mettre son pyjama tout en observant son salon : c’est comme si un tsunami était passé par là. Bientôt, elle demandera à Alice de ranger ses jouets. Elle lui demandera quinze fois, Alice lui répondra que « c’est trop difficile », qu’elle ne peut pas y arriver toute seule. Sa maman, qui a une patience d’ange, lui expliquera pourquoi il faut ranger, pourquoi c’est important…et après une bonne demi -heure de discussion, Alice rangera ses jouets…

La maman d’Alice n’est pas fatiguée, jamais. Et elle est si gentille…

 

 

This entry was posted in Humeurs.

Méli – mélo

Le ménage est presque fait, il reste les traces de pattes du chat sur les carreaux. J’entends le bruit de la machine à laver et celui du sèche – linge. Dehors, il y a une odeur de neige mais c’est juste parce qu’il fait froid. La neige est rare ici…

Alors je me dis que je suis bien ici, dans mon lit. Je devrais être au boulot bien sûr, mais la maladie m’a prise moi, alors que d’habitude j’ai un système immunitaire infaillible. J’ai eu un instant de culpabilité et puis à quoi bon? Je suis malade, ce n’est pas comme si je l’avais cherché non plus… Ma conscience professionnelle me perdra, c’est sûr.

Depuis trente – huit heures, je n’ai quasiment rien mangé et l’envie n’est pas là. Même penser à des choses que j’adore ne me donne aucun envie. Alors j’avale des mots et des images. Il ne me reste que deux épisodes à regarder d’une série que j’avais commencée il y a des lustres. Je tourne les pages de mon livre plus vite que mon ombre. Je lis des articles sur le net, je réponds parfois. Je me laisse porter par la vague. Je pose des questions mais personne ne me répond, je suis un fantôme sur les réseaux sociaux, personne ne me voit (ou tout le monde s’en fout au choix).

Ce matin, j’ai râlé sur Alice et je m’en veux. Il y a des tableaux de comportement pour les enfants, il en faudrait également pour les parents. Je me demande comment je m’auto  – récompenserais… J’ai bien envie de partir en week – end, pas très loin, juste pour s’évader un petit peu. Parfois, c’est bien d’être à la maison mais j’ai l’impression qu’on macère dans notre jus et qu’on aurait bien besoin d’aller respirer de l’air ailleurs.

Dans une semaine jour pour jour, Mahaut aura deux ans. Je n’ai pas acheté de cadeau, je n’ai rien préparé ni invité personne. En fait, je ne pensais pas que ça viendrait aussi vite. Ce n’est pas possible, c’est encore un bébé! Enfin, c’est ce que je croyais…

 

mode cyrillus (2)

 

mode cyrillus (4)

 

mode cyrillus (5)

Je vous souhaite un bon week -end.

* Lucie*

Mahaut porte une tenue Cyrillus.

This entry was posted in Humeurs.
Visit Us On FacebookVisit Us On PinterestVisit Us On Twitter