Maman, pourquoi tu t’énerves?

Je m’énerve ben parce que…parce que…

  • Tu ne mets pas tes chaussures quand je te le demande.
  • Tu chouines quand la robe playmobil ne s’encastre pas bien.
  • Tu ne te dépêches pas alors que je te dis depuis tout à l’heure qu’on va être en retard.
  • Tu ne veux pas dormir alors que c’est pourtant l’heure…
  • Etc…
  • Etc…

Je pense, sans me tromper, que beaucoup de personnes pourront connaître de semblables situations dans leur vie quotidienne.

Et après?

Est-ce-que je me sens mieux une fois que j’ai pu déverser toute ma colère sur elle?

Et bien non…Parce qu’après, je me dis que je n’aurai pas dû m’énerver comme ça, qu’elle n’a pas à subir cela. Je culpabilise, je m’en veux et je me dis que la prochaine fois, je ne m’énerverai pas.

Mais c’est plus fort que moi. Il y a quelque chose qui me transforme soudain en dragon tyrannique. Je n’y peux rien, il me contrôle, je ne suis plus maître de moi-même.

Et pourtant, j’en ai lu des livres et des articles qui prônent la bienveillance. Pourquoi ça ne marche pas alors?

La semaine dernière, je me suis inscrite au Webinaire de Charlotte Ducharme (fondatrice du formidable site Cool parents make happy kids) et Noëmie de Saint-Sernin (coach en développement personnel que vous pouvez retrouver sur son site ici). Finalement, je n’ai pas pu y assister en direct mais j’ai eu l’occasion de regarder le replay. Il s’intitule « J’essaye de ne pas m’énerver mais je n’y arrive pas ». Oh oh oh.

Je vais donc ici en faire un petit debrief pour celles et ceux qui ne l’auraient pas vu parce que ça vaut vraiment le coup. Je vais essayer, en même temps, de faire un parallèle avec ce qui peut se passer en moi et à la maison avec les filles. Pour information, tout ce que j’écris, ce sont mes notes, je les ai donc prises en fonction de mes besoins et cela ne reflète pas toute la conférence. De plus, certaines phrases écrites peuvent parfois être une transcription exacte de ce qui a été dit.

C’est parti!

Tout d’abord,

La colère n’est pas une fatalité.

Arrêtons de culpabiliser d’avoir honte, d’avoir peur du jugement.

Mais pour changer, il faut être capable de se remettre en question pour arrêter de déverser sur les enfants les conséquences de nos comportements.

Pour cela, Noëmie propose quatre clés.

La première, c’est la responsabilité. Nous pensons que lorsqu’on se met en colère, c’est la faute de quelqu’un (« Tu m’énerves »). On pense que la colère est le fait d’un évènement extérieur.

Mais c’est nous qui décidons la colère. C’est la réponse qu’on utilise face à une situation.  

Mais pourquoi?

Une même situation ne provoque pas le même comportement chez tout le monde: nous voyons tous le monde avec des filtres qui déforment notre vision du monde, on interprète le monde à notre façon.

Mahaut ne veut pas se brosser les dents, elle se dandine dans tous les sens sur le marche-pied, elle rigole, ça m’énerve. Cette situation peut parfois ne pas énerver le papa du tout. 

Cette interprétation est le fruit du passé. 

Les situations qui nous mettent en colère réveillent en nous une blessure. Au moment où la scène se produit, cela vient toucher en nous quelque chose. On revit une scène du passé identique à une douleur du passé.

Et derrière chaque situation, il y a besoin. Cela peut être un besoin d’écoute, un besoin d’amour, il y a plein de besoins différents.

Il faut donc prendre la responsabilité de ses besoins, ne pas attendre qu’ils soient comblés par les autres (ici par l’enfant). 

L’enfant réagit à l’agacement de l’adulte. Il sent la tension et il résiste. Les enfants sentent nos énergies, ils sont extrêmement perméables aux ambiances.

La deuxième clé, c’est l’acceptation. Il s’agit d’accepter l’apprenti en devenir que nous sommes. Nous ne serons jamais parfaits.

Accepter la colère « Ce que j’ai fait, ce n’est pas top mais je fais tout ce que je peux pour changer ». 

On peut s’excuser auprès des enfants une fois que la colère est passée. Sinon, l’enfant peut croire qu’il est mauvais, il peut se sentir responsable.

Je m’excuse auprès d’Alice et c’est vrai qu’elle est extrêmement indulgente. 

Et, on ne le répétera jamais assez: attention aux étiquettes. « Tu es maladroit », « Tu es timide ». L’enfant peut être maladroit dans une situation et pas dans une autre. Il est maladroit à un instant T.

La troisième clé, la reconnaissance. Il s’agit de reconnaître l’enfant blessé que nous avons été dans notre passé.

Attention, on ne parle pas forcément d’enfance malheureuse, d’enfance maltraitée…il peut s’agir de souffrances en apparence tout à fait anodines comme la naissance d’un frère ou d’une soeur, un dessin qu’on a montré mais que nos parents n’ont pas voulu regardé, etc…

On dit souvent que c’est du passé mais il y a toujours un enfant intérieur en nous.

Émotionnellement, c’est l’enfant en nous qui parle quand nous nous mettons en colère. 

C’est l’enfant blessé qui rejaillit. Cependant, il n’est pas nécessaire de se rappeler de son passé, d’une situation précise. On peut comprendre notre colère sans en connaître véritablement la raison car bien évidemment, on ne peut pas se souvenir de tout.

Ce qui est important, c’est que nos émotions sont le GPS de la satisfaction de nos besoins. Elles signifient: « il y a un besoin qui n’est pas comblé ».

Il y a toujours un besoin derrière nos frustrations et plus on va essayer de les combler, moins on va suréagir. 

Pour définir quels sont nos propres besoins, il faut vraiment s’interroger sur notre passé. Charlotte a donné un exemple d’une femme dans laquelle je me suis vraiment retrouvée. Dans son enfance, elle n’avait pas le droit d’exprimer ses émotions, elle entendait souvent des phrases du genre « On ne répond pas à son parent », « Tu m’écoutes et tu baisses les yeux ». Cette femme éprouvait un profond sentiment d’injustice. Cette femme me ressemble mais je ne me suis pas suffisamment introspectée pour être certaine encore de mes besoins. Ce qui est sûr, c’est que le besoin d’écoute et le besoin de justice doivent en faire partie. 

Enfin, la quatrième clé, c’est l’auto-bienveillance. On se met souvent beaucoup (trop) de pression pour être un parent formidable, on veut tout porter. On veut une maison bien rangée, des repas équilibrés, des enfants bien habillés, etc… et on oublie de penser à nous. « Les enfants passent avant nous ». Et bien non.

Si on ne se donne pas à soi ce qu’on veut donner aux autres, ça ne marchera pas.

L’amour pour soi: Si on est bien, on pourra faire du bien aux autres. 

Jusqu’au visionnage de cette vidéo, je croyais effectivement que les enfants devaient passer avec nous. J’ai tendance à combler leurs besoins avant les miens. Une différence, vraiment toute petite, entre mon mari et moi mais très révélatrice: il prépare son café avant le biberon de Mahaut tandis que moi je fais le contraire. Sûrement parce qu’il sait lui, qu’il a besoin de boire quelques gorgées de café pour ensuite être bien et agréable pour s’occuper des filles. Personnellement, j’ai tendance à croire que je suis bien quand j’ai fait tous mes « devoirs » de maman. Autant dire que j’ai du travail à faire! 

Alors, que faire pour changer?

Premièrement, il ne suffit pas « d’appliquer une méthode ». En revanche, il faut prendre conscience que notre enfant ne nous veut pas de mal. Si on pense que c’est notre enfant le problème, on ne peut pas aborder le changement.

Aucun enfant ne naît insupportable. 

Mais, si JE change, mon enfant va changer. Si on agit avec sérénité, cela se passera mieux avec l’enfant.

Pour accepter la colère de l’autre, il faut avoir une meilleure connaissance de soi.

Quelques petites questions à se poser:

  • Est-ce que mon enfant fait vraiment ça contre moi, rien que pour m’énerver?
  • Pourquoi je me mets en colère?
  • Pourquoi sa colère m’agace?

 

« Les enfants, ça ne fait pas ce qu’on dit, ça fait ce qu’on fait »

J’espère que cet article va vous aider à y voir plus clair.

Je vous encourage à aller voir les sites de Charlotte et Noëmie dont j’ai mis les liens plus haut.

Voici le lien de la vidéo-conférence si elle est encore visible: Clic

À bientôt,

*Lucie*

 

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Premières de la classe

Ou pas…

Premier Septembre. Dans deux jours, c’est la rentrée des classes. Au plus profond de moi, je suis comblée de joie (parce que si tu cries trop fort ce genre de choses, tu te fais taper sur les doigts, comme ma maîtresse de CE1).

Dans deux jours, Alice ira dans la cour des grands. Mahaut fera sa deuxième rentrée, en Petite Section. Le choix des tenues, même s’il m’a pris du temps finalement, fut tout de même simple: elles auront la même. Mahaut ne sera donc pas jalouse de la robe rose de sa soeur et comme elles ne vont plus dans la même école, je pouvais me permettre de prendre les mêmes. Les robes et les petites vestes viennent de chez La Redoute (j’avais dit que je ne commanderai plus chez eux et puis en fait, comme il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, j’ai passé deux commandes en une semaine).

Elles sont allées choisir leurs chaussures argentées à La Halle aux chaussures. Cette sortie en magasin était assez réjouissante. Elles ont choisi et essayé en deux temps trois mouvements, sans râler. Je ne dirai rien sur le moment où elles ont couru avec leur boîte dans les mains dans les rayons en poussant des cris bien perçants (de bonheur je suppose).

Enfin, le cartable d’Alice est une collab entre Tann’s et Petit Bateau, acheté sur Edisac. Mahaut garde son sac Cyrillus de l’année dernière. J’aime beaucoup ce sac mais j’ai été très déçue par l’attache qui s’est cassée en un rien de temps. On (enfin belle-maman) l’a remplacée par du velcro, beaucoup plus pratique pour des enfants de maternelle.

 

 

 

Ça vous plait?

 

Bonne rentrée à tous,

 

*Lucie*

 

 

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