La phobie des parcs

Identifier ses craintes sans les projeter sur son enfant…

 

 

 

 

 

Il y a trois bateaux : un grand, un moyen et un petit.

Bien sûr, elle veut aller dans le grand. Parce que sa soeur y va? Parce qu’il y a un plus grand toboggan? Parce que le défi qu’il représente est irrésistible? Peu importe.

Elle va aussi dans le moyen, celui a deux gros trous (dans lesquels elle peut tomber).

La mère voit le danger qu’ils représentent. La petite fille voit toutes les possibilités d’exploration qui s’offrent à elle.

La mère a le coeur qui bat bien trop vite et l’estomac qui tourne et se retourne dans tous les sens à chaque mouvement potentiellement « dangereux », à chaque « grand » qui arrive beaucoup trop vite et qui est susceptible de la bousculer.

La petite fille aimerait peut-être que sa mère arrête de le suivre partout. Elle aimerait sans doute un peu plus de liberté dans son espace de jeu (même si elle réclame beaucoup maman).

Pourtant, la mère n’a pas peur qu’elle tombe et s’écorche les genoux. Elle pense à bien pire. Dans ce parc, comme dans d’autres, le lâcher prise n’est pas possible.

Ce parc, plus que les autres, est source d’angoisse. Tous les sens en alerte, les lumières qui clignotent une à une dans le cerveau, la mère est prête à bondir à tout moment.

Les filles s’amusent. Est-ce qu’elles ont deviné ce qui se passe? Est-ce qu’elles ressentent le stress ambiant?

Ouf, il est l’heure de rentrer.

*Lucie*

NB: Il n’y a pas de photos des bateaux, objets du symptôme.

 

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