Ballerina

ballerina

 

Je lui avais demandé si cela l’intéressait d’aller le voir, je lui avais acheté le livre avant. Elle m’a dit oui. Quelques jours plus tard, après une sieste écourtée, nous sommes parties au cinéma. Le cinéma, ce monument fabuleux où tu regardes des dessins animés en mangeant des bonbons.

Le parking était plein. J’espérais qu’on arriverait pas trop tard. J’ai acheté les billets en me disant que « Franchement, ils se font pas c**** quand même » et on s’est dirigées tout naturellement vers les sucreries. Elle a choisi quelques bonbons, et moi un gros paquet de Maltesers.

Il y avait déjà du monde dans la salle, il ne fallait pas arriver plus tard. On s’est installées et on a attendu. Elle ne voulait pas commencer ses bonbons, elle voulait les manger quand le film aurait commencé. Moi j’ai ouvert mon paquet de chocolats et je n’ai pas lésiné. Elle s’est dit que ça avait l’air bon, elle a voulu goûté, elle voulait tout me manger!

Que ça peut être long avant le début d’un film, surtout pour les enfants.

Elle n’a pas menti, elle a commencé ses bonbons en même temps que le film : Ballerina.

Félicie habite en Bretagne, dans un orphelinat. Elle et son ami Victor veulent s’enfuir pour mener la grande vie à Paris. Victor souhaite devenir inventeur et Félicie, danseuse étoile au prestigieux opéra de Paris. Enfin arrivés, ils vont vers le destin chacun de leur côté et se retrouvent régulièrement au pied de la Tour Eiffel pour bavarder. Félicie rencontre Odette, une femme de ménage, douce, gentille, qui lui offre l’hospitalité et qui bientôt va devenir indispensable pour l’avenir de Félicie. Celle – ci rentre à l’école de l’Opéra de Paris, de manière assez frauduleuse, et essaye de se faire sa place parmi les danseuses. 

Une musique entraînante, des beaux paysages…cela commence bien. Mais pourquoi ont – ils mis « Orphelinat de Quimper » au bord d’une falaise, entouré de dolmens? Quimper se situe sur les rives de l’Odet, pas au bord de la mer. C’est étonnant car un des réalisateurs connaît la Bretagne, cela doit donc être fait exprès (bonjour le cliché!).

C’est un peu avant 1889, la Tour Eiffel est en construction et la ville de Paris est toujours aussi belle. C’est très agréable à regarder.

Alice se tortille sur son siège, je lui demande si ça va. Elle me demande quand est – ce – que ça se termine, elle commence à s’agiter. Elle dit que c’est trop triste et se réfugie contre moi.

C’est vrai que parfois ça peut être triste. Félicie perd souvent son copain Victor de vue, elle pense à sa maman, des souvenirs lui reviennent. La méchante Camille lui casse sa boîte à musique, seul souvenir de sa maman…oui parfois c’est triste. Mais pas tout le temps. C’est aussi un petit peu de peur (avec la méchante maman de Camille), c’est du spectacle, c’est parfois drôle. C’est une jolie histoire.

En sortant, je n’avais pas terminé mon paquet de Maltesers ni Alice son sachet de bonbons. Je lui ai demandé si elle avait aimé. Elle m’a dit oui mais que c’était trop triste pour elle, à la limite de faire couler une larme.

Je lui ai dit que la prochaine fois, on irait voir un film rigolo.

 

 

Passez une bonne journée.

*Lucie*

 

 

 

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